Les guerres se multiplient et je me demande quels sont les romans de guerre qui m’ont permis de mieux comprendre comment fonctionne une armée et comment,surtout, les jeunes gens mobilisés, les engagés, vivent cet enfer. .Quelles sont les réactions des appelés, celles des sous-officiers et officiers de carrière ? Ce choix textes que je propose est,je l’assume, en toute subjectivité. Sans remonter à l’Antiquité, il y a tant de grands romans sur la guerre, de « Guerre et paix » de Tolstoï à « la Débâcle » de Zola. Plus prés de nous, j’aurais pu aussi parler de Roger Vercel et son « Capitaine Conan », de « Malaparte et le spectaculaire « Kaputt », de « Vie et Destin » de Vassili Grossman qui raconte la bataille de Stalingrad, ou, aussi, des nouvelles de William Faulkner sur la première guerre mondiale à laquelle il n’a pas participé. .et de tant d’autres.

La catégorie qui m’a marqué reste celle des témoignages rédigés par ceux qui ont participé à une guerre, souvent de simples appelés. C’est en 14-18, que la guerre prend un aspect de boucherie industrielle.
Rappelons que 14-18 a jeté au combat des milliers de jeunes gens appelés sans beaucoup de formation, et qui n’ont parfois même pas vingt ans. Ils en sont tous ressortis traumatisés. C’est le cas de la plupart de nos plus grands écrivains de l’entre deux guerres . : du maréchal des logis au 12eme cuirassier Louis-Ferdinand Céline, du médecin auxiliaire croix de guerre Aragon, du jeune soldat Drieu la Rochelle et son « fond de cantine » , du fantassin Giono envoyé à 19 ans dans les endroits les plus meurtriers(les Eparges, Verdun,Chemin des Dames) ce qui explique qu’il soit devenu un pacifiste militant. C ‘est de cas de l’engagé volontaire Bernanos.

Mais le témoignage le plus percutant du jeune appelé qui découvre l’enfer de la guerre reste,à mon sens, le roman d’Erich Maria Remarque « A L’ouest rien de nouveau «. Ce roman -témoignage, si bien construit, nous fait franchir toutes les étapes et tous les sentiments d’une jeune appelé ,Paul, qui monte au front avec fierté (grâce à la propagande de son prof d’allemand) puis qui découvre l’enfer. Un des plus beaux passages raconte sa permission, et le fossé qui s’est installé entre lui et ceux qui l’aiment au village et qui sont victimes du bourrage de crane. Le jeune lycéeen Paul est devenu un autre dans les tranchées. Étude psychologique admirable. Qui prend en compte les malentendus qui naissent inéluctablement entre les soldats du front et les civils à « l’arrière » .

Le jeune lycéen enthousiaste du début du roman est devenu un être hébété par la boucherie et la mort et les horribles blessures de ses camarades. Rappelons que l’auteur a été déchu de sa nationalité en 1939, que sa sœur fut condamnée à mort par l’Allemagne nazie pour “atteinte au moral de l’armée” et a été décapitée en 1943. Le roman » A l’ouest rien de nouveau » a été brûlé par les nazis en place publique.
La subversion du « roman » vient du fait qu’il décrit en phrases simples le dressage imposé aux jeunes recrues par des gradés sadiques.
E.M. Remarque est d’une précision rare pour nous faire partager le calvaire d’un soldat, dans ses moindres actes :depuis les latrines communes, l’épouillage partagé, la chasse aux rats qui convoitent les rations, les pauvres combines de ces jeunes gens transis de froid pour améliorer les repas déplorables, la faim, la soif, la douleur, et un progressif rétrécissement mental épouvantable suivi d’un chagrin incurable.Remarque décrit avec puissance une sorte de gel intérieur qui saisit chaque homme de troupe.
Paul et ses amis d’enfance (dont peu reviendront vivants) insistent bien sur le fait que lui et ses camarades ont a été trompés par l’un de leurs professeurs, un va-t’en guerre, un patriotard grotesque en pantoufles, en qui ils avaient confiance. Le passage difficile d’une génération à l’autre, est analysé avec une sèche lucidité.


Pour 14-18, du côté français il y a bien sur le magnifique « les croix de bois » de Roland Dorgelès, « la peur » de Gabriel Chevallier. Mais le témoignage le plus complet reste, selon moi, « Ceux de 14 ».De Maurice Genevoix. C’est un journal de guerre complet qui prend la guerre dans ses heures inertes, grises, d’attente, d’imminence, dans les tranchées, ces temps morts avant la mort , ces innombrables heures ternes, de rumination dans lequel chaque soldat s’enfonce. Cette glissade des jeunes « poilus » qui perdent leur espérance sans dire un mot plus haut que l’autre, cet immense marécage bestialqu’in appelle « le front » Genevoix l’analyse, l’exprime avec un ton modeste qui ne laisse rien passer. La sauvagerie,la mort qui vient, rédigées sur un modeste cahier d’ écolier. C’est tout l’originalité de Genevoix. Cet écrivain décrit des journées quelconques, ordinaires dans une tranchée par la répétition des gestes, dans les temps vides, dans l’attente insupportable, qui use et enferme et laisse chacun à l’abandon, au vide. La guerre vraie, en mode mineur, dans ce qu’elle a de plus touchant au milieu de l’horreur . Avec les souvenirs du temps de paix, de la jeunesse, de l’enfance, des photos des parents, .Cette volonté de ne pas oublier « la vie d’avant », le temps de paix, le souvenir lancinant d’une enfance et d’une jeunesse paisible dans les champs, cette innocence inimitable du temps de paix, quand les jours commençaient dans l’innocence de la paix On ne doit pas s’attendre à une quelconque dramatisation du récit : c’est toute l’originalité de l’écrivain Genevoix, . «Quelques sous-officiers marchaient au flanc de la colonne. Et de ceux-là je reconnaissais les visages hâlés, les pommettes sèches, d’allure tranquille et longue. Ceux-là se ressemblaient entre eux. Je les avais quitté le matin, j’allais les retrouver tout à l’heure. Depuis des mois, ils étaient les seuls hommes avec qui j’eusse vécu, hommes de toutes classes, de toutes provinces, chacun lui-même parmi les autres, mais tous guerriers sous leurs vieilles défroques aux plaques d’usure identiques, sous le harnais de cuirs ternes, sous la visière avachie des képis – des guerriers fraternels par l’habitude de souffrir et de résister dans leur chair, par quelque chose de courageux et de résigné qui les ‘incorporait » mieux encore que la misère de leur uniforme.Tandis que les autres ! Tous ces jeunes qui passaient, rang par rang, à n’en plus finir ! Calicots, comptables, maraîchers des banlieues, vignerons champenois, ils étaient bruns ou blonds comme on l’étaient naguère, laids quelques uns, d’autres sales, d’autres restés jolis et se souvenant de l’être. Quatre par quatre ils se suivaient, apparus brusquement, disparus. J’aurais voulu tourner la tête, les mêler tous en un regard, les voir soldats comme cela devait être, et secouer ainsi le douloureux malaise qui me tenait cloué sur le bord de cette route, m’obligeait à les voir les uns après les autres, à les compter malgré moi quatre, et puis quatre, et puis quatre… jusqu’à quand ?Voici qu’ils étaient là, de partout arrachés, mis en tas. On retrouvait sur eux, encore, des lambeaux de ce qu’avait été leur vie. « Mais nous ? me disais-je. Mais nous ? »… Ah ! nous, ce n’était pas la même chose. Le 2 août, le délire énorme, la rafale de folie, tournoyant sur l’Europe entière, les trains hurlants, les mouchoirs frénétiques…. En vérité, ce n’était pas la même chose.Ceux-ci maintenant, après nous, bientôt comme nous, perdus…. Et c’étaient des nôtres qui étaient allés vers eux, pour les « instruire », pour les mieux prendre… » . Huit cent pages admirables de justesse et qui ne laisse rien passer des moments perdus d’une journée d’un soldat. Cette vie de pénitence et de fausses rigolades au fil du temps. Et l’arche de la nuit à traverser.Pour combien de jours il reste à vivre ? Pouir combien de cigarettes il reste rouler ? Genevoix touche le point douloureux secret qui naît et grandit dans chaque soldat, ce point douloureux ou tout ce qui était « avant » innocent libre,joyeux, rigolard, finit par se racornir et pourrir. Rien de spectaculaire,mais des vies mutilées à jamais pour les survivants et,autour d’eux, les jeunes cadavres ensevelis le soir, ceux avec lesquels on partageait une cigarette à midi. Tous vite enterrés, vite remplacés. Un texte qui troue admirablement le silence des cimetières et qu’on devrait étudier de prés dans les lycées.

On néglige souvent le Giono du « Grand troupeau », réquisitoire d’une violence absolue contre la guerre. Giono a comme toujours des séries d’images stupéfiantes. Les soldats sont comparés au grand troupeau de moutons du premier chapitre, celui qui descend de la montagne. Les soldats comme « l’assemblée des moutons ». Giono le paiera cher en 1939 et connaitra la prison pour son pacifisme.
Sur l’interminable attente du combat par le soldat de base, un des modèles reste « Le balcon en forêt » de Julien Gracq, expérience sur l‘attente du choc en mai 40 face à l’armée nazie et ses blindés dans les Ardennes..
Ces livres-témoignages de survivants dévoilent souvent l’incohérence des ordres et contre- ordres ,les décisions tragiques de certains généraux, la bêtise ,l’aveuglement et la morgue de certains officiers, les rivalités entre les différentes armes, les querelles et tensions d’état- major( voir Montgomery contre Eisenhower ou Patton dans « Bastogne » de John Toland).
On passe alors aux correspondants de guerre et à leur résistance au rôle de simple propagandiste qu’on veut leur faire jouer. C’est le témoignage du jeune journaliste Lucien Bodard sur La guerre d’Indochine avec sa trilogie « L’enlisement », »L’humiliation » et » L’aventure ». Mille pages serrées d’après ses notes de l’époque. Il démonte les rouages d’un échec. Il témoigne quasiment au jour le jour des chaines de désolantes décisions prises à Hanoi ou à Saigon, avec la bénédiction du Gouvernement français. Il témoigne de l’aveuglement et du trompe-l’œil dans lequel se complait l’état-major face à ses murs de cartes, du général Carpentier avec ses certitudes obtuses au général De Lattre avec sa cour fastueuse de beaux jeunes officiers.
Bodard suit la tragédie des sans-grade anéantis systématiquement par le Vietminh dans leurs misérables fortins isolés. On voit comment un corps expéditionnaire se disperse, s’évanouit et meurt dans la jungle, par des séries d’erreurs tactiques ou stratégiques, jusqu’à la fin tragique dans la cuvette de Dien Bien Phu
Bodard réussit les portraits des militaires de carrière, façon Suétone, avec une cruauté précieuse. Gradés, officiers, notables, peureux, « fortes gueules », vieilles peaux et bravaches burinés, animent l’histoire d’une série d’échecs . Un état-major flotte en pleine illusion sur fond de trafic de piastres

Enfin quelques textes prennent uniquement le point de vue des officiers qui cherchent dans le combat une philosophie ultime, un dépassement aristocratique souvent à connotation nietzschéenne. Le plus évident est bien sûr Ernst Jünger qui raconte sa formation et sa jubilation guerrière dans « Orages d’acier »,ou dans ses « Journaux de guerre », publiés en Pléiade, et dont Jonathan Littell s’est beaucoup servi.

*
En ce qui concerne la guerre du Viet Nam, je signale le roman époustouflant d’un ancien lieutenant des marines, Karl Marlantes et son « Retour à Matterhorn ».C‘est l’enlisement américain au Viet Nam vu dans l’étouffante jungle, les marches de nuit, la boue, les pluies, l’épuisement, et le moral qui décline. Comment un petit groupe de soldats se délabre.
D’autres livres proposent une fresque ; ils développent une vraie philosophie sur le fonctionnement des armées modernes, avec quelques personnages emblématiques. Le modèle indépassé reste « Les nus et les morts » de l’américain Norman Mailer . Une escouade d’hommes de l’armée US dans une île en plein Pacifique lors de la seconde guerre mondiale. Mailer réussit la totale immersion du lecteur dans le naufrage de ces jeunes soldats isolés.
Mailer avait moins de 3O ans quand il publia ce chef d’œuvre de 9OO pages, en 1948…. Le jeune Norman Mailer, qui était au départ affecté au service cartographie, avait demandé à être en première ligne .Il fut intégré dans le pire du pire, dans une patrouille de reconnaissance derrière les lignes japonaises.

Libéré en 1946, après avoir occupé le Japon, Mailer étudie dans le moindre détail la psychologie militaire. Son général Cummings, personnage-clé, annonce la hiérarchie qui va triompher dans les grandes entreprises de la nouvelle société civile américaine.
Cette longue marche dans la jungle d’une patrouille en terrain hostile et miné, est également une d’épopée de la survie morale et biologique d’un petit groupe. Je recommande de lire l’analyse du roman par Pierre -Yves Pétillon dans son « Histoire de la littérature américaine » pour comprendre les multiples facettes de ce roman et sa grandeur. Norman Mailer met en évidence les composantes totalitaires des nouvelles sociétés qui naissent de la guerre.

Pour finir , un extrait des « Croix de bois » de Roland Dorgelès:
« C’est vrai, on oubliera. Oh ! je sais bien, c’est odieux, c’est cruel, mais pourquoi s’indigner : c’est humain… Oui, il y aura du bonheur, il y aura de la joie sans vous, car, tout pareil aux étangs transparents dont l’eau limpide dort sur un lit de bourbe, le cœur de l’homme filtre les souvenirs et ne garde que ceux des beaux jours. La douleur, les haines, les regrets éternels, tout cela est trop lourd, tout cela tombe au fond…
On oubliera. Les voiles de deuil, comme des feuilles mortes, tomberont. L’image du soldat disparu s’effacera lentement dans le sœur consolé de ceux qu’ils aimaient tant. Et tous les morts mourront pour la deuxième fois.
Non, votre martyre n’est pas fini, mes camarades, et le fer vous blessera encore, quand la bêche du paysan fouillera votre tombe. »
Les Femmes et la Guerre… veut-on installer un mitou? Il y a quand même Aristophane, et Lysistrata,
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pardon, Apollinaire
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Pour les femmes, il faudrait citer Appolinaire
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Peut-être le moment de rappeler la très intense polémique qui agita le microcosme autour de l’attribution du Goncourt 2019 à Proust, et pas à Dorgelès, Jeunes filles en fleur contre Croix de bois. Très bon dossier de Thierry Laget, « Proust, l’émeute littéraire ».
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Oui, Barbusse excellent…
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Ma culture marsienne se limite donc à quatre monuments incontournables: l’Illiade (eh oui), Guerre et Paix, Vie et Destin et Le Cheval Rouge, le « Vie et Destin italien ». Plus d’excellents auteurs, voir géniaux, mais aux perspectives plus limitées: Barbusse, Junger, Céline…Et des extraits de Genevoix ou Dorgeles.
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Il m’est revenu tout à coup le nom d’un écrivain qui a donné son nom à d’innombrable rues et collèges de France et que Paul ignore: Henri Barbusse.
« Le Feu » est sans doute le seul livre que j’ai lu d’un bout à l’autre sur la Grande Guerre!
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Merci Paul Edel.
Je recommande aussi à tous ceux qui veulent ressentir ce qu’est une guerre, ses longues répercussions dans la chair et le coeur humain, l’enquête de Stéphane Audouin Rouzeau, « Cinq deuils de guerre ». Livre épuisé, mais je crois qu’il a été réédité en poche. S. A. R. y suit la « destinée posthume » de cinq soldats de la Grande Guerre, durant les années qui ont suivi leur mort.
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Je me souviens maintenant du commentaire de cet Alfred sur GP…
Il est difficile de comprendre pourquoi PA ne supprime pas les messages injurieux qui dépassent les bornes de la blague de mauvais goût.
D’un autre côté je comprends qu’il ait autre chose à faire…
La liberté quasi totale de dire n’importe quoi sur la RdL est ce qui attire des parasites à côté de commentateurs intéressants, qui se font de plus en plus rares…
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Il y a sans doute des femmes qui ont écrit sur la vie « à l’arrière » avec ses privations et ses angoisses pendant la guerre. Paul connaît sans doute des oeuvres de ce type.
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Je pense, Closer, qu’il y avait autant de femmes que d’hommes dans les tranchées. C’était une lettre, une photo serrées contre leur cœur. Une présence qui était dans leur cœur. Dans leurs pensées. Comme l’étoile du berger dans le ciel noir de la guerre. Une mère, une sœur, une amie de cœur, une épouse… Autant de femmes que d’hommes dans les tranchées… et qui les attendaient et qui relisaient leurs lettres, caressaient leur photo, qui redoutaient l’annonce d’une mort…
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Peut-être, Closer, mais quand je pense à la guerre, aux guerres, des millions de femmes qui aimaient ces hommes viennent me hanter avec tout un pays à faire tourner pendant que ces pauvres gars se désespéraient dans la boue avec l’injonction de tuer et la peur d’être tués.
Depuis, la guerre a pris le visage terrible des bombardements même si le front meurtrier existe toujours. Il y a dans ces reportages, une confusion entre des séquences cinématographiques et le réel où l’IA guidant les missiles des quartiers entiers sonr rasés et des milliers de familles errent fuient sur les routes… des scènes de mort. Une jeune femme libanaise temoignait il y a quelques jours de morceaux de cadavres dans les rues. Ce temps de guerre est horrible et on a l’impression que les décideurs jouent à la guerre envoyant leurs avions ou leurs missiles sans hésitation sur des zones où des gens affolés laissent tout derrière eux ou meurent. Les motivations de Trump sont contradictoires, illisibles. C’est un illuminé! Et pas bien loin sur cette Terre d’autres fous qui donnent des ordres pour tuer encore et encore se sentant investis d’une toute puissance illimitée.
J’ai quand même écrit que ce billet de Paul Edel était magnifique faisant mémoire de ces livres qui me hantent durablement.
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Petits rappels sur une « goutte d’eau »… qui faisait partie des « torrents d’injures déversées » depuis des mois sur la RDL… Certes, mais il est des moments où on n’en peut plus des tempètes dans un verre d’eau (Pauline). Alors on s’en va, epicétou.
———
@ Alfred dit: 12 février 2026 à 11h11
« Cette Gisèle Pélicot, elle est vieille et laide, aucun homme sain et sensé ne voudrait la baiser ou la violer. Alors comment se fait-il qu’elle ait pu attirer tous ces bougres qui ont abusé d’elle ?!?! Y a des femmes qui ne reculent devant rien pour se faire remarquer, pondre des bouquins et passer à la télé pour le fric ».
@ Paul Edel dit: 12 février 2026 à 11h47
Le commentaire de 11h 11 est une honte pour la RDL. Un vrai problème, désormais, pour moi, de participer à ce blog.
@ et personnellement j’ai hésité un moment… mais plus maintenant.
Bàv.
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Bien sûr Christiane, mais le billet de Paul est centré sur la guerre faite sur le front entre combattants, pas sur les conséquences pour la population en général.
Avez vous visité la Fondation Cartier depuis son déménagement en face du Louvre? L’endroit est impressionnant mais il y a un peu de tout, du bon et du discutable. On y trouve même des pieux en bois que Paul doit voir sur la plage du Sillon….
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Closer, la guerre Ce n’est pas que dans les tranchées, que sur le front. Il faut imaginer la vie des femmes, des mères, l’exode, la Résistance… même si être dans les tranchées a du être une telle horreur. Et tous ces morts et ces blessés, ces mutilés… Pour quoi pour qui…
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Je ne vois pas de quel commentaire vous parlez concernant GP, JJJ. Mais il peut difficilement être pire que les torrents d’injures déversées depuis des mois chez PA…Il est vrai que le propre de la goutte d’eau est d’être petite.
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Il y avait peu de femmes dans les tranchées Christiane….Il y a surement des témoignages féminins; je pense évidemment à Geneviève de Galard, mais il faut attendre l’Indochine.
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L’absence de témoignages de femmes dans la guerre ?… N’oublions pas, en ce jour, le recueil de Svletana Alexievitch (« la guerre n’a pas un visage de femme »), qui vaut bien autant de grandeur, de courage et d’hommages à rendre aux inconnues du bataillon de la bonne littérature masculine amassée par PE.
(*** Petit rappel : l’intéressante entreprise de Bernard Maris, qq temps avant son assassinat, relative à l’audacieuse comparaison des témoignages de Jünger & Genevoix, son beau père, sur leur expérience de la 1ère GM).
(*** Je note l’ouvrage inconnu d’E. Corti (Cheval rouge). J’espère une belle découverte à venir. Merci).
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Vous le faites exprès Paul? D’abord, vous nous traumatisez un peu plus dans une période particulièrement sinistre, ensuite vous ne parlez pas une fois de plus de l’admirable « Cheval Rouge » d’Eugenio Corti, qui a le double avantage d’être un magnifique roman et de parler d’une guerre dont on ne parle jamais, celles des italiens en Russie…
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Merci pour ce passage, JJJ.
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Une femme lumineuse au milieu d’une photo colorisée, tout de même, Ch. !
Merci pour tous ces rappels de PE aux écrivains témoins des grandes boucheries… Le seul qui me manque à mes lectrues : le Giono du « Grand troupeau ». J’en ressens un parallèle avec le grand Léon Werth (in « Clavel soldat ») qui vit tous ses copains pacifistes monter à l’assaut comme un seul homme patriote pour « sauver » leur pays.
Merci aussi pour la réf. de Pétillon à l’égard des Nus et des Morts (de N. Mailer) qui m’avait récemmen bluffé, sur l’un de vos conseils, je crois bien.
nb/ j’ai déserté la RDL comme vous à cause des ignominies d’un internaute sur G. Pélicot, goutte d’eau qui a fait déborder la vase dont personne n’avait cru devoir épingler avant vous la tolérance du maître des lieux… J’yai laissé un message d’amitié à une internaute sur le billet précédent. En espérant qu’elle le lira, et que vous laisserez passer ce message. Bàv,
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Pas une femme dans ce magnifique billet. Oubli ?
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