Quand la critique littéraire allemande avait un Pape.

Mort à 93 ans, le 17 septembre 2013 , Marcel Reich-Ranicki était surnommé « le pape » de la critique littéraire en Allemagne. Il a régné pendant plus de quarante ans, d’abord avec ses articles, puis à la télévision. L’hebdomadaire hambourgeois « Die Zeit » l’embauche comme critique littéraire entre 1960 et 1973. Sa réputation grandit grâce à ses jugements tranchés , des formules assassines ,des articles argumentés, et des citations bien choisies. De 1973 à 1988, Marcel Reich-Ranicki gagne encore en célébrité à la  « Frankfurter Allgemeine Zeitung ». Le milieu littéraire attend chaque semaine son feuilleton.

Il a représenté une espèce en voie de disparition : le Grand Critique Littéraire qui fait la pluie et le beau temps sur la littérature en train de s’écrire. En France, à cette époque, nous n’avions pas de « pape » de la critique littéraire mais deux grands cardinaux flamboyants : François Nourissier et Angelo Rinaldi , qui vient de disparaître la semaine dernière et qui officiait à L’Express grande époque , puis au Point, au Figaro littéraire. Il nous manque.

Ces deux Français ,chacun à leur manière, faisaient partie de cette espèce en voie de disparition: le critique littéraire qui tient son éminence et son aura non seulement pour ses jugements qui font autorité , mais surtout pour le plaisir de savourer un morceau de prose fastueux. pour fins gourmets.

Outre Rhin , Marcel Reich –Ranicki a influencé trois générations de lecteurs mais s’est en même temps mis à dos un grand nombre d’écrivains allemands parmi les meilleurs, et chose rare, certains qui furent, à leurs débuts, ses amis.

Pourquoi donc cette célébrité hors- norme ? Pour plusieurs raisons : d’abord une érudition sans faille qui permettait à Reich-Ranicki de citer un poète du XVI°, siècle, un petit maître baroque, aussi bien qu’un Lessing, un Heine ou un Schiller, ou à bon escient, sans jamais se tromper de cible.

Ensuite, un talent d’écriture couplé à des qualités d’analyse des textes remarquable.

Ensuite, aucune tricherie : il ne cachait jamais ses références, sa préférence pour ligne classique qui allait de Goethe à Thomas Mann, sans oublier Kafka et Bertold Brecht. Chez lui aucune trace de jargon universitaire, et aucune analyse marxiste venue d’Allemagne de l’est.

Pour ce juif d’origine polonaise les années nazies ont joué un grand rôle dans sa conscience aiguë qu’il fallait renouer avec la grande littérature allemande du XIX°siècle , de Heine à Fontane. Retisser les liens humanistes.Cet homme- encyclopédie-vivante est persuadé que les strates superposées de l’héritage littéraire ne décrivent pas seulement un passé enfui mais nous restitue des réalités sociales , philosophiques ou religieuses enfouies dont nous avons besoin. Enfin, il convainc le lecteur de base par un mélange d’humour, de dérision,  de vacherie épanouie,conquérante, ingrédients qui forment le fond même de son talent.

Il cultive ce venin noir qui, appliqué à la critique littéraire, attire les lecteurs nombreux comme les peaux mortes des serpents attirent les fourmis. Rinaldi était de cette famille qui écrit avec un fouet mais lui s’exprime dans une prose Grand Siècle . Tout lecteur de journaux aime voir les stars de la littérature poser un genou à terre sous le trident du critique-gladiateur.

Pour comprendre le prestige de Reich-Ranicki il faut également remonter a la fin des années cinquante . A cette époque une génération d’écrivains née sous le nazisme s’acharne à reconstruire une littérature allemande morale, démocratique, qui liquide les terribles années du nazisme. Ces jeunes gens s’appellent Günter Grass, Heinrich Böll, Uwe Johnson, Martin Walser, Hans Magnus Enzensberger, Siegfried Lenz, Arno Schmidt et d’ autres. Ceux là vont publier des romans ou des proses, qui réveillent la conscience démocratique des jeunes allemands. Leurs débuts sont éclatants .C’est le best-seller « Le tambour » (1959)de Günter Grass, fabuleuse machine à la fois rabelaisienne et grinçante, jusqu’à cette exemplaire « La leçon d’allemand »(1968) de Lenz. « Le quadrille à Philippsbourg« de Martin Walser  annonce aussi une œuvre décapante sous le signe de l’ironie et du persiflage par rapport non seulement au nazisme mais également au faux confort du « miracle économique allemand » naissant. Ces écrivains ont entre trente et quarante ans, ils ont connu une enfance et une adolescence sous Hitler ; les autodafés de livres, ils n’ont pas oublié . Pour reconstruire une nouvelle littérature engagée, cette génération se réunit dans « le groupe 47 ». Moment capital. Chaque année, ces écrivains se lisent leurs œuvres devant un parterre de connaisseurs, de critiques, d éditeurs, de directeurs litéraires , d’intellectuels. Les débats sont passionnants et Reich-Ranick les suit.

C’est au cours de ces réunions que se discutent les problèmes théoriques de cette littérature nouvelle ; on y aborde les problèmes du réalisme, de la littérature engagée, du Nouveau Roman (« l’école de Cologne » avec Wellershoff), du féminisme (avec Ingeborg Bachmann notamment), du formalisme, de la place du catholicisme (Böll et Hochuth) et de la possibilité décrire après Auschwitz. . Sans oublier le problème urgent de la division de l’Allemagne .Dans ce domaine c’est Uwe Johnson domine le débat avec son œuvre impressionnante « Conjectures sur Jakob » -sous titré en francais « La frontière » publié en 1959 et traduit en France aux « Lettres Nouvelles » en 1965 .

Ces rencontres,(ces « jeux olympiques littéraires » vont remodeler le paysage littéraire pour des décennies.

Donc parallèlement au « miracle économique allemand », il y a bien eu un « miracle littéraire » dans les années 60 avec ce groupe « 47 ».

Reich-Ranicki apprendra beaucoup et nouera des liens avec nombre d’écrjivains, avant de se fâcher avec eux. Car tres vite on le désigne dans le milieu littéraire comme « Der Verreissere », le « démolisseur » .

Tout le problème de Reich-Raniciki c’est qu’au fil des années il multiplie les éreintements et les démolitions en règle du haut de son, feuilleton, hebdomadaire puis dans son émission de télévision populaire « Quartett ». Ainsi au fil des années, Reich-Ranicki deviendra le bûcheron de la critique littéraire qui abat des forêts d’auteurs. Plus il « démolit » les écrivains de langue allemande (les autrichiens ne sont pas épargnés) plus le public applaudit . A son tableau de chasse , on remarque a peu prés tous les grands écrivains, dont,notamment, ceux qu’il avait contribué à rendre célèbre à leurs débuts .C’est ainsi qu’il finira par démolir le plus emblématique,car le plus politiquement engagé (aux côtés de Willy Brandt d’abord, puis du côté des Verts..)«Günter Grass », la grande gueule de l’époque , celui qui bat du tambour pour les grandes causes de Gauche et en particulier celle l’ouverture à l’Est. Reich-Ranicki qui a aimé avec quelques réserves la « trilogie de Danzig » de Grass pulvérise « La ratte » (1987), « un livre catastrophique » selon lui. Depuis le « Turbot » (1979) jusqu’à « Pelures d’oignon »(2006) le critique tape de plus en plis dur dur sur le moustachu kachoube aux gros tirages.

Si aujourd’hui, on fait le bilan de son travail critique entre 1960 et 1995 ,on doit reconnaître qu’il démoli les meilleurs écrivains de son temps, au lieu d’accompagner intelligemment le renouveau des générations. Non pas qu’il les ait négligé, ou ignoré ,au contraire : il les a analysés avec une percutante précision, mais il a cédé à la pente facile de la destruction jubilatoire.

La critique littéraire doit garder et préserver ce fragile palais de justice, ce temple sacré, la Littérature qui se fait. Reich-Ranicki a transforme sa tribune en chantier de démolition. Ivresse de son pouvoir ? Trop de facilité d’écriture ?Trop de confiance dans son jugement ?  Narcissisme ? Il y a un peu de tout ça. Son érudition, sa réelle culture, sa verve, sa passion pour le remuement intérieur de chaque œuvre, lui ont permis de briller, en mettant parfois la barre si haut, dans une tradition humaniste orgueilleuse ,presque muséale, qu’il est passé à côté des auteurs les plus originaux. Les écrivains en quête de nouveaux territoires en ont fait violemment les frais.

Par exemple, les deux grands autrichiens Peter Handke (qualifié d’« infantile ») et Thomas Bernhard ( il titre son article sur lui par « On liquide les cadavres ») en savent quelque chose.

Les Allemands de l’Est ne furent pas épargnés, d’ Anna Seghers à Stefan Heym . Chaque année la liste des victimes de sa férocité s’ allongeait:Peter Weiss le grand auteur dramatique, l’excellent Dieter Wellershoff et son école littéraire de Cologne , Horst Bienek, ou Peter Härtling (à qui nous devons un sensationnel « Hölderlin ») , Enzensberger,à la fois poète, critique sarcastique des médias, essayiste de grand talent furentr vraiment incompris et maltraités.

C’est avec Martin Walser qu’éclata la plus retentissante des polémiques. En publiant « Mort d’une critique » en 2002, Walser trace du critique un portrait au vinaigre . Walser si subtil ( lire « La licorne » de 1969) s’en est hélas maladroitement pris au « pape » de la Critique en tenant des propos ambigus qui firent accuser l’écrivain d’antisémitisme.Souvenons nous que Reich-Ranicki et sa femme Teofila réussirent à fuir le ghetto de Varsovie en 1943.

Une autre polémique fit grand bruit . En 1997 la Une du célèbre hebdo « Spiegel » montre Reich -Ranicki en train de déchirer un exemplaire de « Toute une histoire », roman de Günter Grass  qui aborde le traumatisme que fut la réunification du pays pour certains Allemands de l’Est . Règlement de compte politique ou simple jugement littéraire ? Personnellement je trouve que Reich- Ranicki eut grand tort d’avoir laissé publier cette « une » et, ensuite, de n’avoir pas réagi violemment contre ce photo-montage . Ce n’est pas la vocation d’un critique littéraire de déchirer un livre dans un pays où les souvenirs d’autodafés nazis sont encore si présents.

Quand il présenta l’émission de télévision « Das litterarische Quartett » de 1988 à 2001Reich-Ranicki devient aussi populaire que notre Bernard Pivot et son émission « Apostrophes ». Il se révèle à l’aise , enjoué, habile, bon débatteur.Il devient l’arbitre et le juge suprême de ce qui s’écrit.,;pour des millions de téléspectateurs.

Celui qui, dans les années 6O, se laissait photographier déjeunant et trinquant en compagnie de Grass, de Böll, ou de la jolie Ingeborg Bachmann , qui suivait , carnet de notes à la main, les rencontres du groupe 47 ,celui qui déambulait dans les foires du livre est devenu un pape solitaire .Ses jugements tombent comme des « bulles « papales. Si son intelligence brille, elle se révèle de plus en plus corrosive. Qu’il ait adoré débattre, ferrailler, revendiquer, polémiquer, expliquer, convaincre, griffer, pourquoi pas ? La critique littéraire vit de coups d’éclats, de colères, de passion libre, et meurt du ronron promotionnel.C’ est un genre griffu qui devrait avoir un chat. Ce qu’on peut lui reprocher c’est qu’il s’est tant méfié des innovations formelles qu’il est passé à coté de territoires entiers et d’ écrivains de première grandeur. Il a raté une part de l’originalité de son époque, la part si vive et si excitante des écrivains qui renouvellent le genre romanesque , de Helmut Heissenbüttel à Arno Schmidt ou de Peter Handke à Dieter Wellershoff , là, on peut parler de faute professionnelle caractérisée. Heureusement, il y avait d’autres feuilletons et d’autres journaux et de multiples revues qui ont corrigé le tir. Et puis, les livres ne sont -ils pas des pièces à conviction?

17 réflexions sur “Quand la critique littéraire allemande avait un Pape.

  1. aucun doute, dear Pauledel, c’est bien un sacerdoce, lire et écrire sur commande un résumé pressé. avec respect, les tiens alignés, tous vos confrères, Nourissier, Bauër (x4), Frank, Matignon, Poirot-Delpech, Fermigier, il manque le vôtre de recueil..et ceux de Jacqueline Piatier et Galey ! pourquoi ? bizarreries de l’édition. Se promener parmi les critiques d’une époque est nouriss..ant.
    ne pensais pas Pivot si « vexatoire ».

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  2. Phil, j’avais écrit un article assez complet sur la carrière de Bernard Pivot dans « Le Point », à sa grande époque. Dans cet article j’avais rappelé qu’il avait écrit un petit roman (médiocre mais je ne l’avais pas dit..) dont le sujet était les aventures d’un garçon dont le métier était de plonger les mains dans les cheveux des voyageurs d’un petit train de l’épouvante dans une fête foraine.Sujet peu anodin quand on connait ses talents d’animateur.. Que n’avais-je écrit? Il ne m’a pas pardonné d’avoir révélé sa tentative d’être écrivain. Par ailleurs, je trouve qu’on parle avec pas mal de désinvolture et de suffisance de ce métier de critique littéraire que j ‘ai exercé pendant plus de 3O ans, au « Point ». Il y a du sacerdoce à lire autant de volumes, chaque mois, et ingurgiter des épaisseurs de pages médiocres sans jamais être dégouté. Simplement, parfois, pris d’une vraie lassitude. J’aimais François Nourissier pour son appétit, son sérieux, ses découvertes, son attention aux autres, ses nuances, son acharnement à être vrai et sincère, , sons œil critique très supérieur aux autres critiques de sa génération. Tellement plus lucide aussi sur l’évolution de l’édition, des médias. Tout est inscrit sur ce qui se passe dans l’édition en France depuis 30 ans, dans son roman « Le bar de L’escadrille »: la chute des grandes famille et la naissance des grandes machines industrielles, les regroupements fusion contre nature, les nouveaux empires médiatiques, les stratégies commerciales à la place de l’artisanat d’après-guerre.

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  3. L’allemand de Vienne n’est pas celui de Berlin, dear jjj, et Jelinek Bernhard, chers à Pauledel, nés trop tard pour batifoler dans leur empire hérité de sissi. autre sujet…à lire avec Doderer, déjà chroniqué par Pauledel (qui devrait publier un recueil de ses critiques)

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  4. au moinssss, ne roulait-il pas les S aux Buddenbrook… Faisons-lui crrrrrrrrrrédit de cela, isn’t it ? Austriaciste ?… On y pratique un peu la même langue, parait-il, dussent (?) Mme Jelinek et M. Bernhard en avoir beaucoup souffert, je crois. – Bàv, au Cap de Bonne Espérance.

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  5. et ne suis pas germaniste, dear jjj. A choisir, j’eus opté austriaciste
    les roulements des « airs » de Ranicki ne le donnaient jamais venant du Bade Wurtemberg ou Bavière, où l’on roule aussi les « airs » mais avec bien d’autres chointements…
    Les accents sont terribles.

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  6. faire profession..
    remercions ces critiques de trousser pour notre compte la-l’indigestion de leur lecture, dear jjj. quelle servitude ce doit être de rendre son papier à heure fixe, comme Nourissier avec son cycliste facteur. Sûrement beaucoup d’injustices mais sont-elles toutes d’écrivains ratés ? Matignon voulait jouer dans les domaines de Sollers, perdu, il restera l’ami de Manchette. trouvé un jour le roman de jeunesse de Pivot, conservé non massicoté. Le ton de Rinaldi critique ne peut pas résister pas au roman.
    Les « papes audiovisuels » impriment moins la pellicule que leurs confrères de la presse écrite, de Ranicki, seul souvenir: « trois morts dans les Buddenbrooks, Mann les a décrites magistralement ».

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  7. Le goût de la formule assassine n’enlève pas celui de la littérature, dear jjj.
    Je n’en disconviens pas… A ceci près que lorsqu’on en fait une « profession », à défaut de savoir faire autre chose, on risque toujours la « déformation professionnelle », comme aurait dit madame de Ma Pas lisse. – Je vous sais un germaniste très distingué, classieux et policé. Merci de votre remarque à un malotru inculte; des blogs les plus en vue.
    Comme Ch., j’aime vos dialogues avec Paul… Je les ressens comme qui dirait…, euh
    Bàv,

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  8. Juste portrait, dear Pauledel. Ajoutons l’aimable duo cathodique qu’il formait avec Helmut Karasek dont la faconde aimable adoucissait ses oukazes. Sûrement un plaisir inavouable chez nombre d’Allemands (lettrés) de cette époque de tolérer la « déchirure » de leur littérature par un juif polonais qui causait un allemand « roulant » et plaçait sa femme, qui le parlait mal, au premier rang des spectateurs de son émission. Autre époque, autres morts. Bien sûr Ranicki s’est pris au jeu de la célébrité, fin d’un mogoul.
    Le goût de la formule assassine n’enlève pas celui de la littérature, dear jjj. Idem pour le cinéma, les partis pris d’un Sadoul, déclaré sans talent pour sa secte surréaliste par Breton, n’empêchent pas de lire son opinion à propos de films qu’on ne prévoyait pas de voir.

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  9. Donc, quand vous titrez qu’elle avait un Pape, la « critique littéraire allemande », vous ironisiez un brin, j’imagine, Paul E. Cela dit, cette remise en mémoire sur MRR n’était pas inutile pour moi. Quant à votre appréciation de Rinaldi, je ne suis pas du tout convaincu, mais cela n’a aucune importance. De manière générale, je n’arrive pas à supporter très longtemps tous ces gens écrivains qui se savaient ratés, qui ont dès lors cherché très tôt à construire leur petite « célébrité » sur le seul venin de leur langue de pute, Aucun des prétendus romans de Rinaldi n’a jamais tenu la route très longtemps la route, quoi qu’on en dise. Quant à ses chroniques de l’Express, bouh, quelle indigestion ! Quand on en a lu une dizaine, on voit bien comment elles sont toujours structurée de la même façon. Aucun n’ayant jamais dérouté son lecteur bienveillant au départ bienveillant, l’avons rapidement laissé tombé plutôt que d’être gagné par un mortel ennui.
    Bàv et merci pour lui, si vous l’avez aimé, quoiqu’il advienne,

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  10. Oh non, pitié ! Un Pape on a déjà donné et avec grands fastes et fumée blanche. Parlez-nous de la mer, des baigneuses, de Rome et ses trattoria s, des corps et des frissons, des nuques peintes par Vilhelm Hammershoi, des chemins enneigés d’Isaac Levitan inspirateur de Tchekhov
    ou des livres et romanciers qui ravissent vos yeux de grand lecteur et… Critique littéraire.

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  11. Non, j’ai beaucoup d’estime pour Rinaldi, grand critique et surtout excellent romancier beaiucoup plous original qu’on a dit , Reich Ranicki n’a écrit que son autobiographie et qui n’est pas époustouflante.

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  12. L’objectif de ce billet était-il de faire du grand berger allemand Reich-Reinicki, une réponse à la petite bergère corse ? D’un pape Marcel à un obscur cardinal Angelo ?

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  13. « Peter Härtling (à qui nous devons un sensationnel « Hölderlin ») , »
    Magnifique. Lu grâce à vous !

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  14. Il y a un manque dans ce billet : l’enfance tiraillée entre un père juif qui désire qu’il apprenne l’hébreu et sa mère allemande qui le souhaite adhérant à ce pays, à sa culture. Il manque aussi le fait qu’ils sont expulsés d’Allemagne pour connaître l’humiliation du ghetto de Varsovie où survivre par la poésie, la culture. Il manque ses parents tués à Treblinka… C’est comme si de ces souffrances était née sa carapace, sa dureté, son désir de faire mal par les mots.
    Où exprime-t-il sa générosité, son admiration ? Dans quels livres ?

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  15. Une jubilation à détruire et pourtant passionné par ce qu’il veut détruire : la littérature, surtout les écrivains, beaucoup d’écrivains.
    Quel lecteur en face de ces critiques ? Amateur d’un style, amateur de férocité.
    Une certaine jouissance d’un côté et de l’autre. Couple infernal sadomasochiste.
    Faire mal par délectation.
    Mais son nom est resté, flamboyant. Mystère…
    A part des critiques acerbes, qu’a-t-il écrit ?

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